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Paul Verlaine - Oeuvres Libres E-mail

Elke donderdag om 21h in De Dolle Mol een gedicht uit Oeuvres Libres van Paul Verlaine in originele Nederlandse vertaling. Voor bezoekers is ook een Engelse, Duitse, Spaanse en Italiaanse vertaling beschikbaar die zij desgewenst ook kunnen voordragen.  

38 van de 40 gedichten werden reeds door Arne in het Frans en door Jan in Nederlandse vertaling gebracht. De vertalingen bevinden zich ter lezing en verBetering in de Dolle Mol. De 20 laatste gedichten vind je hieronder, klik  hier voor de 18 voorgaande gedichten, alle in originele Franstalige versie.  . 

 

Nr 38/40 - De Dolle Mol - 17 april 2008
 
Hommage du
 
Je suis couché tout de mon long sur son lit frais:
Il fait grand jour; c'est plus cochon, plus fait exprès
Par le prolongement dans la lumière crue
De la fête nocturne immensément crue
Pour la persévérance et la rage du cu
Et de ce soin de se faire soi-même cocu.
Elle est à poil et s'accroupit sur mon visage
Pour se faire gamahucher, car je fus sage
Hier et c'est - bonne, elle, au-delà du penser? -
Sa royale façon de me récompenser.
Je dis royale, je devrais dire divine:
Ces fesses, chair sublime, alme peau, pulpe fine,
Galbe puissamment pur, blanc, riche, aux stries d'azur,
Cette raie au parfum bandatif, rose obscur,
Lente, grasse, et le puits d'amour, que dire sur!
Régal final, dessert du con, bouffé, délire
De ma langue harpant les plis comme une lyre!
Et ces fesses encor, telle une lune en deux
Quartiers, mystérieuse et joyeuse, où je veux
Dorénavant nicher mes rêves de poète
Et mon cœur de tendeur et mes rêves d'esthète!
Et, maîtresse, ou mieux, maître en silence obéi,
Elle trône sur moi, caudataire ébloui.      


 
Nr. 37/40 - De Dolle Mol 10 april 2008

O mes amants


O mes amants,
Simples natures,
Mais quels tempéraments!
Consolez-moi de ces mésaventures;
Reposez-moi de ces littératures,
Toi, gosse pantinois, branlons-nous en argot,
Vous, gas des champs, patoisez-moi l'écot,
Des pines au cul et des plumes qu'on taille,
Livrons-nous dans les bois touffus
La grande bataille
Des baisers confus.
Vous, rupins, faisons des langues en artistes
Et merde aux discours tristes
Des pédants et des cons.
(Par cons, j'entends les imbéciles,
Car les autres cons sont de mise
Même pour nous, les difficiles,
Les spéciaux, les servants de la bonne Eglise
Dont le pape serait Platon
Et Socrate un protonotaire
Une femme par-ci, par là, c'est de bon ton
Et les concessions n'ont jamais rien perdu.
Puis, comme dit l'autre, à chacun son dû,
Et les femmes ont, mon dieu, droit à notre gloire.
Soyons-leur doux,
Entre deux coups
Puis revenons à notre affaire).
O mes enfants bien aimés, vengez-moi
Par vos caresses sérieuses
Et vos culs et vos nœuds régals vraiment de roi,
De toutes ces viandes creuses
Qu'offre la rhétorique aux cervelles breneuses
De ces tristes copains qui ne savent pourquoi.
Ne métaphorons pas, foutons,
Pelotons-nous bien les roustons
Rinçons nos glands, faisons ripailles
Et de foutre et de merde et de fesses et de cuisses.

  

Nr 36/40 - De Dolle Mol 3 april 2008 

Gamineries
 
Depuis que ce m'est plus commode
De baiser en gamin, j'adore
Cette manière et l'aime encore
Plus quand j'applique la méthode
 
Qui consiste à mettre mes mains
Bien fort sur ton bon gros cul frais,
Chatouille un peu conçue exprès,
Pour mieux entrer dans tes chemins.
 
Alors ma queue est en ribote
De ce con, qui, de fait, la baise,
Et de ce ventre qui lui pèse
D'un poids salop - et ça clapote,
 
Et les tétons de déborder
De la chemise lentement
Et de danser indolemment,
Et de mes yeux comme bander,
 
Tandis que les tiens, d'une vache,
Tels ceux-là des Junons antiques.
Leur fichent des regards obliques,
Profonds comme des coups de hache,
 
Si que je suis magnétisé
Et que mon cabochon d'en bas,
Non toutefois sans quels combats?
Se rend tout à fait médusé.
 
Et je jouis et je décharge
Dans ce vrai cauchemar de viande
A la fois friande et gourmande
Et tour à tour étroite et large,
 
Et qui remonte et redescend
Et rebondit sur mes roustons
En sauts où mon vit à tâtons
Pris d'un vertige incandescent
 
Parmi des foutres et des mouilles
Meurt, puis revit, puis meurt encore,
Revit, remeurt, revit encore
Par tout ce foutre et que de mouilles!
 
Cependant que mes doigts, non sans
Te faire un tas de postillons,
Légers comme des papillons
Mais profondément caressants
 
Et que mes paumes de tes fesses
Froides modérément tout juste
Remontent lento vers le buste
Tiède sous leurs chaudes caresses.


Nr. 35/40 - De Dolle Mol 27 maart 2008
 
Sappho
 
Furieuse, les yeux caves et les seins roides,
Sappho, que la langueur de son désir irrite,
Comme une louve court le long des grèves froides.
 
Elle pense à Phaon, oublieuse du rite,
Et voyant à ce point ses larmes dédaignées,
Arrache ses cheveux immenses par poignées.
 
Puis elle évoque en des remords sans accalmies
Ces temps où rayonnait, pure, la jeune gloire
De ses amours chantés en vers que la mémoire
De l'âme va redire aux vierges endormies.
 
Et voilà qu'elle abat ses paupières blêmies,
Et saute dans la mer où l'appelle la Moire,
Tandis qu'au ciel éclate, incendiant l'eau noire,
La pâle Séléné qui venge les Amies.
 
 
 
Nr. 34/40 - De Dolle Mol 27 maart 2008
 
Eté


Et l'enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse:
"Je me meurs, ô ma bien-aimée!
  
Je me meurs; ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m'oppresse;
Ta forte chair d'où sort l'ivresse
Est étrangement parfumée.
 
Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales,
Elle en a l'ambre, elle en a l'ombre.
 
Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Luit brusquement dans la nuit lente."


Nr. 33/40 - De Dolle Mol 27 maart 2008

Dizain ingenu

O souvenir d'enfance et le lait nourricier
Et ô l'adolescence et son essort princier!
Quand j'étais tout petit garçon j'avais coutume
Pour évoquer la Femme et bercer l'amertume
De n'avoir qu'une queue, imperceptible bout
Dérisoire, prépuce immense sous quoi bout
Tout le sperme à venir, ô terreur sébacée,
De me branler avec cette bonne pensée
D'une bonne d'enfant à motte de velours.

Depuis je décalotte et me branle toujours!



Nr 32/40 - 20 maart 2008 


Regals
  
Croise tes cuisses sur ma tête
De façon à ce que ma langue
Taisant toute sotte harangue,
Ne puisse plus que faire fête
A ton con ainsi qu'à ton cu
Dont, je suis l'à-jamais vaincu
Comme de tout ton corps, du reste,
Et de ton âme mal céleste,
Et de ton esprit carnassier
Qui dévore en moi l'idéal
Et m'a fait le plus putassier
Du plus pur, du plus lilial
Que j'étais avant ta rencontre
Depuis des ans et puis des ans.
Là, dispose-toi bien et montre
Par quelques gestes complaisants
Qu'au fond t'aime ton vieux bonhomme
Ou du moins le souffre faisant
Minette (avec boule de gomme)
Et feuille de rose, tout comme
Un plus jeune mieux séduisant
Sans doute mais moins bath en somme
Quant à la science et au faire.
O ton con! qu'il sent bon! J'y fouille
Tant de la gueule que du blaire
Et j'y fais le diable et j'y flaire
Et j'y farfouille et j'y bafouille
Et j'y renifle et oh! j'y bave
Dans ton con à l'odeur cochonne
Que surplombe une motte flave
Et qu'un duvet roux environne
Qui mène au trou miraculeux,
Où je farfouille, où je bafouille,
Où je renifle et où je bave
Avec le soin méticuleux
Et l'âpre ferveur d'un esclave
Affranchi de tout préjugé.
La raie adorable que j'ai
Léchée amoroso depuis
Les reins en passant par le puits
Où je m'attarde en un long stage
Pour les dévotions d'usage,
Me conduit tout droit à la fente
Triomphante de mon infante.
Là, je dis un salamalec
Absolument ésotérique
Au clitoris rien moins que sec,
Si bien que ma tête d'en bas
Qu'exaspèrent tous ces ébats
S'épanche en blanche rhétorique,
Mais s'apaise dans ces prémisses
Et je m'endors entre tes cuisses
Qu'à travers tout cet émoi tendre.
La fatigue t'a fait détendre.
 



Nr 31/40 - De Dolle Mol 13 maart 2008 


Reddition

Je suis foutu. Tu m'as vaincu.
Je n'aime plus que ton gros cu
Tant baisé, léché, reniflé
Et que ton cher con tant branlé,
Piné - car je ne suis pas l'homme
Pour Gomorrhe ni pour Sodome,
Mais pour Paphos et pour Lesbos,
(Et tant gamahuché, ton con)
Converti par tes seins si beaux,
Tes seins lourds que mes mains soupèsent
Afin que mes lèvres les baisent
Et, comme l'on hume un flacon,
Sucent leurs bouts raides, puis mou,
Ainsi qu'il nous arrive à nous
Avec nos gaules variables
C'est un plaisir de tous les diables
Que tirer un coup en gamin,
En épicier ou en levrette
Ou à la Marie-Antoinette
Et cætera jusqu'à demain
Avec toi, despote adorée,
Dont la volonté m'est sacrée,
Plaisir infernal qui me tue
Et dans lequel je me tue
A satisfaire ta luxure.
Le foutre s'épand de mon vit
Comme le sang d'une blessure...
N'importe! Tant que mon cœur vit
Et que palpite encore mon être
Je veux remplir en tout ta loi,
N'ayant, dure maîtresse, en toi
Plus de maîtresse, mais un maître        



Nr. 30/40 - 6 maart 2008

Au Bal

Un rêve de cuisses de femmes
Ayant pour ciel et pour plafond
Les culs et les cons de ces dames
Très beaux, qui viennent et qui vont.

Dans un ballon de jupes gaies
Sur des airs gentils et cochons;
Et les culs vous ont de ces raies,
Et les cons vous ont des manchons!

Des bas blancs sur quels mollets fermes
Si rieurs et si bandatifs
Avec, en haut, sans fins, ni termes
Ce train d'appâts en pendentifs,

Et des bottines bien cambrées
Moulant des pieds grands juste assez
Mènent des danses mesurées
En pas vifs, comme un peu lassés

Une sueur particulière
Sentant à la fois bon et pas,
Foutre et mouille, et trouduculière,
Et haut de cuisse, et bas de bas,

Flotte et vire, joyeuse et molle,
Mêlée à des parfums de peau
A nous rendre la tête folle
Que les youtres ont sans chapeau.

Notez combien bonne ma place
Se trouve dans ce bal charmant:
Je suis par terre, et ma surface
Semble propice apparemment

Aux appétissantes danseuses
Qui veulent bien, on dirait pour
Telles intentions farceuses,
Tournoyer sur moi quand mon tour,

Ce, par un extraordinaire
Privilège en elles ou moi,
Sans me faire mal, au contraire,
Car l'aimable, le doux émoi

Que ces cinq cent mille chatouilles
De petons vous caracolant
A même les jambes, les couilles,
Le ventre, la queue et le gland!

Les chants se taisent et les danses
Cessent. Aussitôt les fessiers
De mettre au pas leurs charmes denses,
O ciel! l'un d'entre eux, tu t'assieds

Juste sur ma face, de sorte
Que ma langue entre les deux trous
Divins vague de porte en porte
Au pourchas de riches ragoûts.

Tous les derrières à la file
S'en viennent généreusement
M'apporter, chacun en son style,
Ce vrai banquet d'un vrai gourmand.

Je me réveille, je me touche;
C'est bien moi, le pouls au galop...
Le nom de Dieu de fausse couche!
Le nom de Dieu de vrai salop!      

 

Nr. 29/40 - 27 februari 2008

Pour Rita
 
J'abomine une femme maigre,
Pourtant je t'adore, ô Rita,
Avec tes lèvres un peu nègre
Où la luxure s'empâta.
 
Avec tes noirs cheveux, obscènes
A force d'être beaux ainsi
Et tes yeux où ce sont des scènes
Sentant, parole! le roussi,
 
Tant leur feu sombre et gai quand même
D'une si lubrique gaîté
Eclaire de grâce suprême
Dans la pire impudicité
 
Regard flûtant au virtuose
Es-pratiques dont on se tait:
"Quoi que tu proposes, ose
Tout ce que ton cul te dictait";
  
Et sur ta taille comme d'homme,
Fine et très fine cependant,
Ton buste, perplexe Sodome
Entreprenant puis hésitant,
 
Car dans l'étoffe trop tendue
De tes corsages corrupteurs
Tes petits seins durs de statue
Disent: "Homme ou femme?" aux bandeurs.
 
Mais tes jambes, que féminines
Leur grâce grasse vers le haut
Jusques aux fesses que devine
Mon désir, jamais en défaut,
 
Dans les plis cochons de ta robe
Qu'un art salop sut disposer
Pour montrer plus qu'il ne dérobe
Un ventre où le mien se poser!
 
Bref, tout ton être ne respire
Que faims et soifs et passions...
Or je me crois encore pire:
Faudrait que nous comparassions.
 
Allons, vite au lit, mon infante,
Çà livrons-nous jusqu'au matin
Une bataille triomphante
A qui sera le plus putain.



Nr. 28/40 - 6 februari 2008

Printemps

Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d'innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d'une voix douce:

"Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton enfance est une charmille;
Laisse errer mes doigts dans la mousse
Où le bouton de rose brille.

Laisse-moi, parmi l'herbe claire,
Boire les gouttes de rosée
Dont la fleur tendre est arrosée;

Afin que le plaisir, ma chère
Illumine ton front candide,
Comme l'aube l'azur timide."
 


Nr. 27/40 - 6 februari 2006
 
Per Amica Silentia

Les longs rideaux de blanche mousseline,
Que la lueur pâle de la veilleuse
Fait fluer comme une vague opaline
Dans l'ombre mollement mystérieuse;

Les blancs rideaux du grand lit d'Adeline
Ont entendu, Claire, ta voix rieuse,
Ta douce voix argentine et câline,
Qu'une autre voix enlace, furieuse.

"Aimons, aimons!" disaient vos voix mêlées.
Claire, Adeline, adorables victimes
Du noble voue de vos âmes sublimes,

Aimez, aimez! ô chères Esseulées,
Puisque, en ces jours de malheur, vous encore,
Le glorieux Stygmate vous décore.

 

Nr. 26/40 - 30 januari 2008

Dans ce café
 
Dans ce café bondé d'imbéciles, nous deux
Seuls, nous représentions le soi-disant hideux
Vice d'être "pour homme" et sans qu'ils s'en doutassent
Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse,
Leurs normales amours et leur morale en toc.
Cependant que, branlés et de taille et d'estoc,
A tire-larigot, à gogo, par principes
Toutefois, voilés par les flocons de nos pipes,
(Comme autrefois Héro copulait avec Zeus),
Nos vits tels que des nez joyeux et Karrogheus
Qu'eussent mouchés nos mains d'un geste délectable,
Eternuaient des jets de foutre sous la table.

 

Nr. 25/40 - 23 januari 2008

Billet à Lily

Ma petite compatriote,
M'est avis que veniez ce soir
Frapper à ma porte et me voir.
O la scandaleuse ribote
De gros baisers et de petits
Conforme à mes gros appétits?
Mais les vôtres sont si mièvres?
Primo, je baiserai vos lèvres,
Toutes, c'est mon cher entremets,
Et les manières que j'y mets,
Comme en tant de choses vécues,
Sont friandes et convaincues!
Vous passerez vos doigts jolis
Dans ma flave barbe d'apôtre,
Et je caresserai la vôtre.
Et sur votre gorge de lys,
Où mes ardeurs mettront des roses,
Je poserai ma bouche en feu.
Mes bras se piqueront au jeu,
Pâmés autour de bonnes choses
De dessous la taille et plus bas.
Puis mes mains, non sans fols combats
Avec vos mains mal courroucées
Flatteront de tendres fessées
Ce beau derrière qu'étreindra
tout l'effort qui lors bandera
Ma gravité vers votre centre.
A mon tour je frappe. O dis: Entre!  


 
Nr. 24/40 - 16 januari 2008

Idylle High-life
 
La galopine
A pleine main
Branle la pine
Au beau gamin.
 
L'heureux potache
Décalotté
Jouit et crache
De tous côtés.


L'enfant, rieuse,
A voir ce lait
Et curieuse
De ce qu'il est,


Hume une goutte
Au bord du pis.
Puis dame! en route,
Ma foi, tant pis!


Pourlèche et baise
Le joli bout,
Plus ne biaise,
Pompe le tout!


Petit vicomte
De Je ne sais,
Point ne raconte
Trop ce succès,

 
Fleur d'élégances,
Oaristys
De tes vacances
Quatre-vingt-dix:

 
Ces algarades
Dans les châteaux,
Tes camarades,
Même lourdeaux,

   
Pourraient sans peine
T'en raconter
A la douzaine
Sans inventer;

 
Et les cousines
Anges déchus,
De ces cuisines
Et de ces jus

  
Sont coutumières,
Pauvres trognons,
Dès leur premières,
Communions:
 
Ce, jeunes frères
En attendant
Leurs adultères
Vous impendant

 

Nr. 23/40 - 9 januari 2008

Même quand tu ne bande pas 


Même quand tu ne bandes pas,
Ta queue encor fait mes délices
Qui pend, blanc d'or entre tes cuisses,
Sur tes roustons, sombres appas.
  
Couilles de mon amant, sœurs fières
A la riche peau de chagrin
D'un brun et rose et purpurin,
Couilles farceuses et guerrières,
 

Et dont la gauche balle un peu,
Tout petit peu plus que l'autre
D'un air roublard et bon apôtre
A quelles donc fins, nom de Dieu? -
   

Elle est dodue, ta quéquette
Et veloutée, du pubis
Au prépuce, fermant le pis,
Aux trois quarts d'une rose crête.
 
Elle se renfle un brin au bout
Et dessine sous la peau douce
Le gland gros comme un demi-pouce
Montrant ses lèvres juste au bout.
 
 
Après que je l'aurai baisée
En tout amour reconnaissant,
Laisse ma main la caressant,
La saisir d'une prise osée,

Pour soudain la décalotter,
En sorte que, violet tendre,
Le gland joyeux, sans plus attendre,
Splendidement vient éclater;

Et puis elle, en bonne bougresse
Accélère le mouvement
Et Jean-nu-tête en un moment
De se remettre à la redresse

  
Tu bandes, c'est ce que voulaient
Ma bouche et mon cul choisis, maître
Une simple douce, peut-être?
C'est ce que mes dix doigts voulaient.


Cependant le vit, mon idole,
Tend pour le rite et pour le cul -
Te, à mes mains, ma bouche et mon cul 
Sa forme adorable d'idole.

Nr. 22/40 - 2 januari 2008

Tableau Populaire

L'apprenti point trop maigrelet, quinze ans, pas beau,
Gentil dans sa rudesse un peu molle, la peau
Mate, œil vif et creux, sort de sa cotte bleue,
Fringante et raide au point, sa déjà grosse queue
Et pine la patronne, une grosse encore bien,
Pâmée au bord du lit dans quel maintien vaurien,
Jambes en l'air et seins au clair, avec un geste!
A voir le gars serrer les fesses sous sa veste
Et les fréquents pas en avant que ses pieds font;
Il appert qu'il n'a pas peur de planter profond
Ni d'enceinter la bonne dame qui s'en fiche,
(Son cocu n'est-il pas là confiant et riche?)
Aussi bien arrivée au suprême moment
Elle s'écrie en un subit ravissement:
"Tu m'as fait un enfant, je le sens, et t'en aime
D'autant plus" - "Et voilà les bonbons du baptême!"
Dit-elle, après la chose; et tendre à croppetons,
Lui soupèse et pelote et baise les roustons.                             

 

Nr. 21/40 - 26 december 2007

Pensionnaires

L'une avait quinze ans, l'autre en avait seize;
Toutes deux dormaient dans la même chambre;
C'était par un soir très lourd de septembre;
Frêles! des yeux bleus, des rougeurs de fraise.

Chacune a quitté, pour se mettre à l'aise,
Sa fine chemise au frais parfum d'ambre.
La plus jeune étend les bras, et se cambre,
Et sa sœur, les mains sur ses seins, la baise.

Puis tombe à genoux, puis devient farouche,
Et colle sa tête au ventre, et sa bouche
Plonge sous l'or blond, dans les ombres grises;

Et l'enfant pendant ce temps-là recense
Sur ces doigts mignons des valses promises,
Et rose, sourit avec innocence.    


 
Nr. 20/40 - 26 december 2007

Sur le Balcon

Toutes deux regardaient s'enfuir les hirondelles:
L'une pâle aux cheveux de jais, et l'autre blonde
Et rose, et leurs peignoirs légers de vieille blonde
Vaguement serpentaient, nuages, autour d'elles.

Et toutes deux, avec des langueurs d'asphodèles,
Tandis qu'au ciel montait la lune molle et ronde,
Savouraient à long traits l'émotion profonde
Du soir, et le bonheur triste des cœurs fidèles.

Telles, leurs bras pressant, moites, leurs tailles souples,
Couple étrange qui prend pitié des autres couples,
Telles sur le balcon rêvaient les jeunes femmes.

Derrière elles, au fond du retrait riche et sombre,
Emphatique comme un trône de mélodrame,
Et plein d'odeurs, le lit défait s'ouvrait dans l'ombre.         


Nr. 19/40 - 19 december 2007

Autant certes la femme

Autant certes la femme gagne
A faire l'amour en chemise
Autant alors cette compagne
Est-elle seulement de mise

A la condition expresse
D'un voile, court, délinéant,
Cuisse et mollet, téton et fesse
Et leur truc un peu trop géant.

Ne s'écartant de sorte nette,
Qu'en faveur du con, seul divin,
Pour le coup et pour la minette,
Et tout le reste, en elle, est vain.

A bien considérer les choses,
Ce manque de proportions,
Ces effets trop blancs et trop roses...
Faudrait que nous en convinssions,

Autant le jeune homme profite
Dans l'intérêt de sa beauté,
Prêtre d'Eros ou néophyte
D'aimer en toute nudité.

Admirons cette chair splendide,
Comme intelligente, vibrant,
Intrépide et comme timide
Et, par un privilège grand

Sur toute chair, la féminine
Et la bestiale - vrai beau! -
Cette grâce qui fascine
D'être multiple sous la peau,

Jeu des muscles et du squelette,
pulpe ferme, souple tissu,
Elle interprète, elle complète
Tout sentiment soudain conçu.

Elle se bande en la colère,
Et raide et molle tour à tour,
Souci de se plaire et de plaire,
Se tend et détend dans l'amour.

Et quand la mort la frappera
Cette chair qui me fut en dieu,
Comme auguste, elle fixera
Ses éléments, en marbre bleu.
 
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